Vous connaissez déjà mon amour pour l’artisanat sud-africain qui met en avant les perles dans la confection de bijoux, mais saviez-vous que le port des perles était monnaie courante dans presque toute l’Afrique subsaharienne ? Notamment avec les perles de tailles. Comme leur nom français l’indique, les perles de taille (en Anglais, waistbeads) se portent autour de la taille (sur les hanches).

Appelé Sikida au Gabon ou Zigida au Congo, Baya en Côte d’Ivoire ou encore Toma au Ghana, le collier de perles de taille est l’un des bijoux les plus portés en Afrique subsaharienne. Après les « bijoux de naissance », c’est d’ailleurs l’un des premiers que l’on achète à une fille/femme (en général, seules les filles/femmes en portent, désolée pour vous messieurs !) . Pour moderniser cet accessoire, certaines le font désormais confectionner en or ou en argent chez un bijoutier. Mais traditionnellement, il est fait de crin ou de fil surplombé de petites/moyennes/grosses perles de toutes les couleurs au gré de la personne qui les portera. On les vend dans tous les marchés locaux et en fonction de la longueur désirée, leur prix varie entre 500 f cfa et 3.000 f cfa (soit l’équivalent de moins de 5 €).
Pour la petite anecdote, celles qui en portent et qui vivent dans des pays occidentaux ont souvent droit aux regards curieux de leur gynécologue ou des vacanciers sur la plage, qui sont, pour la plupart, intrigués par cet accessoire peu connu dans la culture occidentale. Mais rassurez-vous, même s’il n’a pas toujours été qu’un simple accessoire, il ne s’agit aucunement d’un gri-gri ou d’une quelconque amulette. Pour sa signification, son utilité, tout dépend de chaque pays, de chaque culture. Il pouvait être utilisé pour simplement souligner la taille d’une femme afin de marquer un peu plus ses hanches, comme les perles le constituant pouvaient servir de contenant pour un médicament afin que la personne malade guérisse plus rapidement au contact des perles.
Un sikida est également idéal pour surveiller votre ligne, il permet de savoir si vous avez oui ou non pris/perdu du poids. Etant donné qu’il est fait de perles et de fil/crin (donc aucune matière extensible), la prise ou la perte de poids se remarque assez aisément.
S’il ne s’agit donc que d’un simple bijou de taille, pourquoi ne pas vous en avoir parlé au début de l’été pour que vous en fassiez, vous aussi, un indispensable dans vos valises de vacances ?
Et bien sachez que si je ne vous en parle que maintenant c’est parce que pour moi, il ne s’agit pas que d’une simple pièce estivale de plus à rajouter à vos indispensables de l’été. Cet accessoire sera, croyez-moi, l’un de vos favoris tout au long de l’année, car il saura vous habiller la taille, même quand vous ne porterez rien d’autre que ça (lingerie 3.0  ^^) .
Les principaux avantages c’est qu’en général ils se remarquent tout de suite, que les perles soient blanches, transparentes ou a contrario très colorées, une fois qu’elles sont à la vue de tous : ON LES VOIT ! Elles sont loin de passer inaperçues. Même si dans certaines cultures, notamment en Afrique de l’Ouest, le baya reste un accessoire qui se doit de rester caché car relevant de l’intimité d’une femme. Perso, depuis toute petite, j’en mets, et même quand je courais en slip à 5 ans, ma maman ne m’a jamais demandé de les cacher. J’étais moi même ravie de voir toutes ces perles colorées autour de ma taille, parce que chez nous avant tout, il s’agit d’un bijou, un accessoire, à mille lieux de représenter le caractère afrodisiaque qu’on lui prête dans certains pays, mais bon il s’agit là d’un tout autre débat, passons !
Pendant une longue période, j’ai arrêté d’en porter et même d’en acheter, parce que mon poids variait beaucoup trop souvent. Je me suis surprise à en porter à nouveau, il y a de cela quelques années déjà lorsque j’ai découvert la marque Weya Beads. Au-delà de la vivacité des couleurs des perles, j’ai beaucoup aimé le concept de pouvoir choisir une taille sur tous les différents coloris vendus. Chaque sikida fait 2 tours de circonférence et vous pourrez donc le choisir en fonction de votre taille française dans les magasins de vêtements. Perso, j’ai toujours pris du M dans cette boutique pour mes sikidas. Et jusqu’à présent ils tiennent plutôt bien. Petite nouveauté également pour ceux de Weya Beads, il existe un fermoir, contrairement à ceux que l’on m’achetait au marché durant mon enfance.
J’ai déjà eu à les changer 2 fois. Les tout premiers, n’étant plus habituée à en porter, ont rendu l’âme quelques semaines après leur achat, lors d’une bataille entre mon pantalon et moi en pleine envie pressante de faire pipi. A la deuxième tentative, celui que j’avais racheté a tenu beaucoup plus longtemps, je ne m’en séparais d’ailleurs plus. Mais en voulant le retirer pour qu’il ne soit pas vu sous une robe trop moulante que je souhaitais mettre lors d’une soirée d’anniversaire, j’ai très mal dévissé le fermoir. Au lieu de se couper et déverser les perles sur le sol comme la première fois, il est resté intact mais impossible de le remettre, car j’avais cassé le fermoir. Comme le dit si bien le dicton : << jamais deux sans trois ! >>. Et la troisième tentative fut la bonne. Depuis, mes perles de taille ne bougent pas, ne craquent pas, je me suis réhabituée à en porter.
Concernant la boutique, la marque a privilégié des modèles assez ressemblants des femmes de la vraie vie : celles qui ont par exemple des vergetures, de la cellulite ou que sais-je encore ! Je me suis tout de suite sentie concernée en regardant les photos des mannequins de la marque. Elles ont eu le don de me faire décomplexer, parce qu’elles me ressemblaient, et surtout elles m’ont paru moins fake que ces jeunes femmes aux corps « parfaits », égéries de marques que l’on voit souvent sur les réseaux. Et si ce n’est pas pour vous, faites comme moi et achetez-en à une ou deux de vos copines, elles n’en seront que très ravies. A la plage ou devant leur propre miroir, elles feront fureur : je vous le garantis !
Vus dans l’article :
modèles choisis :
– le modèle aux perles rouges => Flamme Passion
– le modèle multicolore => Baya Ikoko
– le modèle argenté => fait dans une bijouterie à Port-Gentil
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